Cette étude se propose d’analyser le rôle de la langue dans la construction de l’identité créole à travers la Trilogie tropicale de Raphaël Confiant. Inscrite dans le prolongement des réflexions sur la Négritude, l’Antillanité et la Créolité, elle met en évidence la manière dont ces mouvements ont progressivement déplacé la question identitaire, d’une revendication de l’origine vers une affirmation de la pluralité culturelle et linguistique propre aux sociétés antillaises. Après avoir retracé l’évolution de ces courants littéraires et intellectuels, la recherche s’intéresse aux principes esthétiques de la Créolité, en particulier à la place accordée à l’oralité, à la mémoire collective et à la créolisation de la langue. L’analyse de la Trilogie tropicale montre ainsi que, chez Raphaël Confiant, la langue ne constitue pas un simple instrument d’expression, mais le lieu privilégié où s’élaborent la mémoire, l’identité et la représentation du monde créole. En créolisant le français et en intégrant les structures, les rythmes et l’imaginaire de l’oralité, l’écrivain construit une écriture capable de restituer la complexité de l’expérience antillaise tout en participant à la réappropriation d’une mémoire longtemps marginalisée par le discours colonial.
Écrire la créolité : langue, mémoire et identité dans la Trilogie tropicale de Raphaël Confiant
BRUNO, GAIA
2025/2026
Abstract
Cette étude se propose d’analyser le rôle de la langue dans la construction de l’identité créole à travers la Trilogie tropicale de Raphaël Confiant. Inscrite dans le prolongement des réflexions sur la Négritude, l’Antillanité et la Créolité, elle met en évidence la manière dont ces mouvements ont progressivement déplacé la question identitaire, d’une revendication de l’origine vers une affirmation de la pluralité culturelle et linguistique propre aux sociétés antillaises. Après avoir retracé l’évolution de ces courants littéraires et intellectuels, la recherche s’intéresse aux principes esthétiques de la Créolité, en particulier à la place accordée à l’oralité, à la mémoire collective et à la créolisation de la langue. L’analyse de la Trilogie tropicale montre ainsi que, chez Raphaël Confiant, la langue ne constitue pas un simple instrument d’expression, mais le lieu privilégié où s’élaborent la mémoire, l’identité et la représentation du monde créole. En créolisant le français et en intégrant les structures, les rythmes et l’imaginaire de l’oralité, l’écrivain construit une écriture capable de restituer la complexité de l’expérience antillaise tout en participant à la réappropriation d’une mémoire longtemps marginalisée par le discours colonial.| File | Dimensione | Formato | |
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https://hdl.handle.net/20.500.12608/113195