Cette thèse analyse la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) comme étude de cas afin d’examiner le fonctionnement et les limites de la gouvernance multiniveau dans les opérations internationales de maintien de la paix. En s’inscrivant dans le cadre théorique de la gouvernance multiniveau et de la security governance, le travail adopte une approche strictement politologique, centrée sur les mécanismes institutionnels et les rapports de pouvoir qui ont structuré l’intervention entre 2004 et 2017. L’analyse met en évidence que la pluralité des acteurs impliqués, l’absence d’un centre décisionnel unique et les asymétries de ressources ont produit une coordination partielle, des conflits persistants de priorités entre les différents niveaux de gouvernance, ainsi qu’une distribution fragmentée de l’accountability. Ces dynamiques ont directement affecté la légitimité de la mission, en contribuant à un écart structurel entre les objectifs déclarés de stabilisation, de renforcement institutionnel et de consolidation démocratique, et les résultats effectivement atteints. La MINUSTAH est ainsi appréhendée non comme un cas exceptionnel, mais comme un cas révélateur des tensions inhérentes à la gouvernance multiniveau dans les opérations de paix contemporaines. L’étude met en lumière les capacités d’action rendues possibles par ce mode de gouvernance, tout en soulignant les limites structurelles qu’il impose en termes de cohérence stratégique, de responsabilité politique et de légitimité.
Analyse de la gouvernance multiniveau : le cas de la MINUSTAH en Haïti (2004–2017)
VILAIRE, EMMANUEL CHRISTOPHER
2025/2026
Abstract
Cette thèse analyse la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) comme étude de cas afin d’examiner le fonctionnement et les limites de la gouvernance multiniveau dans les opérations internationales de maintien de la paix. En s’inscrivant dans le cadre théorique de la gouvernance multiniveau et de la security governance, le travail adopte une approche strictement politologique, centrée sur les mécanismes institutionnels et les rapports de pouvoir qui ont structuré l’intervention entre 2004 et 2017. L’analyse met en évidence que la pluralité des acteurs impliqués, l’absence d’un centre décisionnel unique et les asymétries de ressources ont produit une coordination partielle, des conflits persistants de priorités entre les différents niveaux de gouvernance, ainsi qu’une distribution fragmentée de l’accountability. Ces dynamiques ont directement affecté la légitimité de la mission, en contribuant à un écart structurel entre les objectifs déclarés de stabilisation, de renforcement institutionnel et de consolidation démocratique, et les résultats effectivement atteints. La MINUSTAH est ainsi appréhendée non comme un cas exceptionnel, mais comme un cas révélateur des tensions inhérentes à la gouvernance multiniveau dans les opérations de paix contemporaines. L’étude met en lumière les capacités d’action rendues possibles par ce mode de gouvernance, tout en soulignant les limites structurelles qu’il impose en termes de cohérence stratégique, de responsabilité politique et de légitimité.| File | Dimensione | Formato | |
|---|---|---|---|
|
Analyse de la gouvernance multiniveau le cas de la MINUSTAH en Haïti (2004–2017) (1).pdf
Accesso riservato
Dimensione
324.39 kB
Formato
Adobe PDF
|
324.39 kB | Adobe PDF |
The text of this website © Università degli studi di Padova. Full Text are published under a non-exclusive license. Metadata are under a CC0 License
https://hdl.handle.net/20.500.12608/104434